Mantes-la-Jolie, ville apprenante

En cours de définition

Responsable du Groupe de projet : Khadija Moudnib

  • Alexandre Ginoyer
  • Pierre Landry

Voir Territoires apprenants

Contexte

La Ville de Mantes-la-Jolie est à un moment charnière de son histoire : sa rénovation est bien avancée, elle sera à une demi-heure de la Défense, plus grand quartier d’affaires d’Europe, elle entre dans une grande intercommunalité au potentiel de développement économique très intéressant (axe le Havre- Paris, le Canal Seine Nord avec le port d’Achères, la confluence Seine et Oise).

Pour autant, elle n’est pas en état de bénéficier de ces retombées positives car trop marquée et déprimée. Un travail d’accompagnement de la population vers une reprise de confiance en eux et en l’avenir est impératif. Le concept de Ville Apprenante, qui vise la montée en compétences des individus et des organisations en vue de s’accomplir, nous semble être une bonne réponse possible. Il s’agit donc de remettre l’humain au centre de la ville dans ses dimensions urbaine, économique et sociale en utilisant l’outil de développement que sont les apprentissages pour tous tout au long de la vie.

Mais au fait, comment en est-on arrivés là ?

Mantes-la-Jolie est une ville, de 43 515 habitants, située à 50 km à l’ouest de Paris et nationalement connue pour sa cité le Val Fourré et les émeutes urbaines de 1991, Mantes-la-Jolie fut jusqu’au début du XXe siècle, une ville de commerçants prospère, attractive qui sut profiter de sa position stratégique entre Paris et la Normandie. L’arrivée du chemin de fer et l’industrialisation de la vallée de la Seine, l’ont banalisée au fur et à mesure car elle perdit le bénéfice d’être un noeud de communication. C’est dans les années 1970 que la ville bascula pour devenir cette ville marginalisée que    nous connaissons aujourd’hui dû à  3 facteurs

  • Le déclin de l’industrie, et en particulier de l’automobile, suite au premier choc pétrolier,
  • L’urbanisation excessive, avec peu d’équipements pour rendre     vivables ces quartiers,
  • L’arrivée massive de nouvelles populations, souvent d’origine étrangère, qui continuaient à arriver encore, même après le début de déclin de l’industrie.

Un plan ambitieux et exemplaire de rénovation urbaine a été lancé. Les 2/3 du Val Fourré sont déjà résidentialisés et végétalisés. Pour autant, les indicateurs socio-économiques restent alarmants :

  • Le revenu médian est de 9 k€ sur le Val Fourré et de 12 k€ sur la ville
  • Une femme sur deux ne travaille pas au Val Fourré
  • Un taux de pauvreté de 30 % sur la ville
  • 1 jeune sur 2 de 15-24 ans, est au chômage
  • 30 % de la population est sans qualification
  • Une économie résidentielle basée essentiellement sur les administrations et les services de proximité (70% des entreprises sont des commerces, près des 20% pour les administrations, l’enseignement et le social)

Que faire ?

Les mêmes méthodes socio-éducatives produisant les mêmes effets, malgré les 40 ans de tentatives de Politique de la Ville de remédier à ces problèmes, au vu de l’échec du curatif et des politiques non autonomisantes, la réflexion stratégique s’oriente aujourd’hui sur le développement social territorial en portant une approche globale du territoire et en rendant les bénéficiaires des politiques publiques acteurs. L’enjeu est de s’appuyer sur tous les acteurs du territoire (habitants, associations, collectivités, Mantes-la- Jolie, Ville Apprenante : outil de développement urbain, économique et social ?

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