Accompagnement

Paul Maela, L’ACCOMPAGNEMENT : UNE POSTURE PROFESSIONNELLE SPÉCIFIQUE, L’Harmattan, 2004

L’idée d’accompagnement a envahi depuis une quinzaine d’années tous les secteurs professionnels de la relation à autrui : thérapeutique, social, formatif ou management… Pour autant, désigne-t-elle un champ unifié de pratiques ? Finalement : qu’est-ce que l’accompagnement et qu’est-ce qu’accompagner veut dire ? Cette réflexion propose des repères pour déchiffrer l’acte d’accompagner et le situe par rapport à l’absence : une marque en creux de ce qui lui existait antérieurement.


Éthique de l’Accompagnement et Agir Coopératif

Adoption du rapport « L’accompagnement vers et dans l’emploi » par le Conseil d’orientation pour l’emploi, juin 2016.

Extrait p. 71-72. Cinq enjeux :

  1. l’information : dans un paysage éclaté, complexe, peu lisible, la personne peut se retrouver démunie pour identifier l’acteur qui serait le plus à même de l’aider, et a fortiori celui dont les performances seraient les meilleures ;
  2. conditions d’accès effectif à l’accompagnement : la multiplicité des acteurs, qui ont chacun leur propre logique et champ d’intervention, alimente des approches par « silo » et ne garantit pas nécessairement que chaque personne, selon son parcours ou son statut puisse accéder à un service d’accompagnement correspondant à ses besoins ;
  3. cloisonnement des offres de services et des dispositifs. Ainsi, certains opérateurs sont seuls compétents pour actionner directement certaines prestations : le bénéfice de la prestation devient alors pour partie subordonné à la nature de l’organisme en charge de l’accompagnement, dépendant lui‐même souvent du statut de la personne accompagnée. C’est notamment le cas pour les périodes de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP), qui sont prescrites par Pôle emploi, les Missions locales, les Cap emploi et les structures d’insertion par l’activité économique (SIAE), mais aussi de la prestation de suivi dans l’emploi (PSDE) qui relève de Pôle emploi et des SIAE. Dans une logique proche, ce cloisonnement peut aussi conduire à une rupture dans les prises en charge (par exemple selon l’âge ou à l’occasion d’un changement de statut) alors que la situation et les besoins de la personne n’ont pas changé. C’est d’autant plus fréquent alors que les mobilités augmentent et les changements de statut se multiplient ;
  4. cohérence d’ensemble du système : par la pluralité des acteurs, il permet une pluralité de pratiques, mais ce faisant il induit aussi le risque d’une possible contradiction dans les conseils délivrés, avec les effets négatifs qui en découlent pour la personne ou de découragement de personnes renvoyées à une multiplicité de référents;
  5. pilotage d’ensemble du système qui est finalement en grande partie la conséquence des enjeux précédents.

http://www.coe.gouv.fr/Detail-Espace-presse.html?id_article=1320?xtor=xtor=EREC-068-[20160627-RAPPORTCOE]

Ce rapport peut être utile pour agir au niveau des territoires, l’accompagnement étant le service clé pour orienter les personnes vers des modalités d’apprentissages liées au contexte et sécurisant les parcours professionnels.
On peut regretter que les points relais conseils (PRC) ou les points d’information conseil VAE (PIC) intervenant en amont du processus de reconnaissance des acquis de l’expérience ne soient pas signalés. PL


Les postures des professionnels de l’accompagnement et leurs effets UODC, 2015

Redonner du pouvoir d’agir avec un bilan de compétences.
André Chauvet, Consultant, directeur de André Chauvet Conseil
Quel processus permettrait de développer le pouvoir d’agir des personnes qui décident de s’engager dans un bilan de compétences ? Et qu’est-ce que l’observation des pratiques d’accompagnement dans le cadre du bilan peuvent nous dire plus généralement des pratiques et du métier d’accompagner les personnes ?


Paris – “L’accompagnement à l’orientation aux différents âges de la vie”, CNAM, 17 au 19 mars 2010

Conseil, counseling, bilan, entretien, évaluation, éducation à l’orientation, mentorat, coaching, tutorat… l’accompagnement des individus dans leur orientation aux différents moments de leur vie peut revêtir des formes très variées.
A quels modèles se réfèrent-elles ?
Quelles sont les conditions de leur efficacité et les moyens de leur mise en œuvre ?
En quoi sont-elles liées aux évolutions socioéconomiques, aux nouvelles organisations des systèmes de formation et de travail, et aux évolutions de la société ?
Comment concilier la liberté de choix des individus et la prise en compte des besoins de l’économie et des entreprises ?
Comment concilier l’autonomie de la personne et ces pratiques d’accompagnement ?

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